Les lotissements de Cabassou apparaissent au gré des promoteurs. Ils ont, certes, l'aval de la mairie pour la construction mais s'implantent sans un véritable plan d'aménagement. Par exemple, sur le chemin Fraumart, il y a 4 ou 5 lotissements qui débouchent sur la même voie. Un peu de forêt ou de yanman les séparent ; certains sont habités depuis 4 ans et ne sont toujours pas livrés. Le chemin principal n'est éclairé que sur un tronçon parce que les riverains l'ont demandé, mais rien pour les autres ; le chemin départemental d'Attila-Cabassou n'étant pas adapté à la circulation actuelle est plein de trous. Il est dangereux. Emmener les enfants à l'école est pénible tous les matins, en espérant que les voitures, dans les deux sens, vous laissent passer aux carrefours avec la route nationale. La question des transports en commun est posée.

Dans certains lotissements, il y a le tout à l'égout avec une lagune dans le fond. Les habitants ne savent pas ce qui est prévu pour son entretien. Il n'y a pas de voie qui relie ces lotissements sauf à emprunter le même chemin. Des usagers se battent pour conserver le droit d'exploiter les terrains agricoles de leurs parents, mais les promoteurs, aidés par la mairie, convoitent ces zones. Des batailles juridiques se jouent, ainsi que des rapports de force sur le terrain. Les citoyens sont aux abois. Encore une zone de Rémire-Montjoly livrée à elle-même.