Opinion - blog du nouvel'R'

février 2008

Foyer rural de Montjoly: un véritable gâchis.

Voilà, dans notre projet municipal Nouvel "R", nous vous indiquons qu'un axe de progrès et de développement sur le plan humain et culturel est de se "R"éapproprier notre patrimoine.

Se "R"éapproprier le patrimoine naturel par sa mise en valeur par le développement d'activités ludiques, touristiques, scientifiques et même économiques.

C'est aussi se "R"éapproprier le patrimoine historique. Nombre sont ceux qui ne savent pas que Rémire (à l'époque Armire) constituait la première commnue de notre Guyane. Et que par conséquent, son histoire fut riche. Dans une société du XXIème siècle dans laquelle on reproche le manque de repères et de valeurs, la collectivité communale peut impulser une politique consistant à donner aux jeunes et moins jeunes, les éléments de repères nécessaires à leur implication dans la vie de la Cité. Contribuer à un mieux vivre et au développement, passe nécessairement par le fait que chacun doit se reconnaître et soit conscient qu'il a sa place dans le devenir de sa commune et en être fier. Ainsi, les journées du patrimoine par exemple, peuvent être l'occasion d'une implication forte de la municipalité pour mettre en valeur auprès de ses résidents sa richesse patrimoniale. Ce n'est pas le cas actuellement. Un service culturel à la Mairie chargé de mettre en oeuvre une politique ambitieuse, en direction des scolaires, quoi de plus normal?

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Université de la Guyane

La fédération des parents d'élèves organisait ce vendredi 15/02 une conférence débat sur les perspectives d'avenir de l'enseignement supérieur en Guyane. Il y avait peu de monde. Les grands sujets ont été abordés, comme la nécessité d'une université de plein exercice, l'ouverture de cette université au monde pour ne pas se replier sur soi, la question des filières à adapter au besoin et à la réalité économique du pays. Des intervenants ont dénoncé le fait que les élèves et par suite les étudiants étudient des choses qui sont étrangères à leur environnement. Les parents ont tendance à envoyer leurs enfants étudier à l'extérieur. Bref, un débat intéressant, un de plus depuis 10 ans. En quoi un maire peut-il influencer positivement cette question. Jadis l'association des maires prenait position sur les grands sujets de fond du pays. Voilà donc une préoccupation qui ne devra pas être écartée par le nouveau maire de Rémire-Montjoly, dans son action guyanaise générale, notamment au sein de l'association des maires qu'il faudra repositionner.


Un no man's land

Je me promenais sur l'avenue St Dominique, j'ai voulu voir la plage. J'ai découvert un chemin en terre rouge, des immondices, une grande flaque d'eau qui empêche d'avancer, un tas de terre au milieu de la route, des habitations rognées par la mer avec des digues de fortune. La mer couleur café au lait frappait sur les rochers. On m'a dit que cette voie porte un nom, pourtant, j'avais l'impression d'un territoire abandonné aux éléments naturels, comme si cette zone n'était pas administrée. Encore un no man's land de Rémire-Montjoly !


Tête en bas... (acte II)

Lors d'un précédent article (Tête en bas... (acte I)), nous parlions de notre drapeau qui flottait à l'envers sur la mairie de Rémire-Montjoly. Nombreuses ont été les réactions, aussi nous avons mené quelques recherches concernant les antécédents à travers le monde afin d'apporter des éléments au débat. Et figurez-vous qu'ailleurs cela ne passe pas aussi inaperçu que dans notre contrée...

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Mahury: un quartier abandonné

Le quartier du Mahury semble être abandonné par la municipalité actuelle. Les habitants occupent la zone sans avoir de titre de propriété depuis des dizaines d'années. L'un des plus anciens conserve précieusement l'autorisation écrite, du maire de l'époque, pour s'installer sur le terrain. Ils ont constitué une association, des réunions ont eu lieu avec le président du conseil général, propriétaire des terrains, mais rien n'a évolué. Les habitants constatent qu'il n'y a aucune volonté politique de régler leur situation précaire. Cette semaine, les gendarmes sont venus photographier chaque maison. Les habitants craignent le pire. Tout le monde n'a pas d'électricité, les uns se branchent sur les autres, certains en font un "bizness".
Le bus passe pour les enfants scolarisés, mais il n'y a pas assez de place. Les parents paient des particuliers qui entassent les enfants dans leur voiture pour les emmener à l'école tous les jours. Il n'y a aucune aire de jeu pour les grands ou les petits à part des espaces que les habitants aménagent eux-mêmes.
Le camion d'ordures ménagères passe mais pas pour les objets encombrants; et sur l'ancienne route de Dégrad des cannes, il y a une décharge sauvage. On ne coupe pas les herbes dans ce quartier, et les traitements anti-moustiques ne se font plus. Le quartier du Mahury serait donc " dèyè do bondjé" !! Pourtant, ils sont nombreux ceux qui ont la nationalité française et parmi eux de "bons Guyanais" !! Alors pourquoi ce mépris envers des citoyens de la commune ??